1. Le symptôme homéopathique
2. Le principe d'individualisation
3. Le principe de globalité
4. Le concept du deséquilibre interne
5. Les réserves fonctionnelles
1. le symptôme homéopathique
Nous venons de voir assez rapidement comment les principes d'énergie et de vitalité étaient pris en compte. Voyons maintenant sur quoi se base l'approche clinique homéopathique.
Les concepts cliniques fondamentaux sont essentiels à comprendre pour saisir la différence entre l'approche systémique (analyse d'un système) et l'approche dite analytique (analyse d'une cause et d'une conséquence).
Considération du symptôme homéopathique
L’individu est en perpétuelle adaptation avec son environnement (qu’il soit géographique, climatique alimentaire, affectif, émotif, familial et professionnel).
Le symptôme, considéré habituellement comme usure ou menace, peut être également considéré comme la meilleure réponse, signal, adaptation, protection ou, réaction active que le sujet ait trouvée par rapport à son environnement et la perception qu’il en a (dans le cadre des maladies fonctionnelles aiguës ou chroniques).
Le symptôme homéopathique, définie par la croix de Hering, se différencie du symptôme « classique » par le fait qu’il est précis dans sa sensation, sa localisation, son évolution dans le temps et ses modalités qui sont la prise en compte de cette interaction et de l'adaptation permanente de l’individu dans son environnement.
Une céphalée par exemple n’a aucune signification ni valeur en homéopathie. Par contre, une douleur en haut de la tête au niveau du vertex, qui donne l’impression de battements de cœur, accentuées ou déclenchées la nuit à partir de 3h du matin est un symptôme homéopathique très valorisé dont on tiendra compte, dans les pathologies chroniques, seulement si ce symptômes est ancien et répétitif. Toutes les composantes du symptôme sont le reflet de l’ensemble du déséquilibre métabolique fonctionnel. Ils ont une signification, une raison d’être.
Voici les questions que l'on doit se poser pour préciser au mieux le symptôme et donc pouvoir le retrouver plus facilement en fonction de la spécificité de chaque remède :
- Sensations : quoi ? à la suite de quoi ?
- Conditions : quand ? périodicité, alternances
- Modalités : comment ? de temps, de lieu, de position, d'environnement, du mental
- Localisation : où exactement ? latéralité, variabilité, erratisme
- Symptômes concomitants / rythme : avec quoi ? (signe &)
Le symptôme homéopathique a une véritable résonnance du déséquilibre interne, non quantifiable.
La seule manière de l’évaluer est la prise en compte de ces symptômes homéopathiques.
Le symptôme homéopathique est donc fondamental.
Poursuivons avec les concepts cliniques et voyons maintenant ce qu'est le principe d'individualisation. Rien à voir avec le principe d'individualisme 😉
2. le principe d'individualisation
Nous poursuivons donc notre voyage à travers l'approche clinique de l'homéopathie, et il faut bien garder en mémoire qu'elle tient compte à la fois des symptômes liés à la maladie mais surtout des réactions individuelles et particulières du patient. Ceci est possible grâce au symptôme homéopathique que nous venons d'aborder, véritable pilier de la méthodologie homéopathique.
Chaque individu est unique et différent. Chacun vit sa maladie avec des symptômes qui lui appartiennent. Il y a des millions de gens qui souffrent de migraines, mais il n’existe pas deux personnes qui expriment leurs souffrances de la même manière.
La perception de la souffrance d’une personne dépend inévitablement de son vécu, de son expérience, de ses références culturelles, religieuses, sociales et professionnelles.
L’expression de la souffrance est propre à chacun. Le symptôme homéopathique permet au médecin de tenir compte de la spécificité du patient et que chacun réagit différemment.
C’est grâce à ce symptôme homéopathique qu'un homéopathe « individualise » son approche, quelle que soit la pathologie. Pour l’homéopathie il n’y a que des pathologies « orphelines ».
Plus le symptôme homéopathique sera particulier, spécifique, unique, plus il sera valorisé et sera indispensable pour le choix du remède.
- Progression Principes Fondamentaux40%
3. le principe de globalité
L’individu est un tout.
Il y a en permanence une interaction entre tous nos systèmes organiques dont le système nerveux qui correspondent entre eux sur le plan physiologique et sur le plan fonctionnel. Le médicament homéopathique devra et pourra tenir compte de cette réalité, en prenant en compte à la fois des symptômes de la maladie mais aussi et surtout des autres symptômes latents anciens et récents dont se plaint le patient qu’ils soient organiques, fonctionnels, sensoriels, comportementaux et mentaux.
Rappelons que les différentes expressions symptomatiques peuvent être nombreuses et concerner de multiples polarités organiques mais sont la conséquence d’une même cause interne et énergétique.
Aussi le respect de la globalité est précieux et indispensable en homéopathie pour traiter le patient qui souffre et non pas uniquement son organe malade. Il sera nécessaire de choisir un remède qui correspond à plusieurs symptômes homéopathiques du patient pour respecter ce principe incontournable de la globalité. L’ensemble des symptômes exprimé par le patient reflète la souffrance de sa force vitale et non uniquement les symptômes liés à la maladie.
L'homéopathie, selon ce principe, ne traite pas les maladies, mais les patients. L’étymologie du mot individu vient d'ailleurs du mot latin individinum qui veut dire indivisible.
Comment considère-t-on l'équilibre énergétique d'un individu en fonction de son état fonctionnel ?
4. le concept de désequilibre interne
Vous trouverez des schémas ci-dessous, sans doute plus explicites pour beaucoup que ces lignes de caractères 😉
La cause d'un état pathologique est reliée systématiquement à un état lésionnel de tel ou tel organe dans notre médecine actuelle. Cette cause doit être objectivée par des examens complémentaires qui doivent prouver que tel organe est malade. Si ces examens sont normaux, il est admis qu'il n'y a pas d'explication à la maladie dont souffre le patient qui s'entend souvent dire qu'il n'a rien et que ses souffrances n'ont pas d'origine. Et pourtant le patient continue à souffrir. Ses plaintes finissent par ne plus être prises en considération et le patient également.
Il existe bien une cause mais celle-ci est fonctionnelle, nommée trouble interne en homéopathie, donc non mesurable ni quantifiable par les examens biologiques et radiologiques actuels pourtant très performants. Ces états fonctionnels peuvent présenter de très nombreux stades et degrés différents reflétant leurs multiples niveaux de déséquilibres.
Trouble de l'équilibre interne exprimé par des symptômes latents :
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5. les réserves fonctionnelles
Notion de prédisposition et de symptômes latents
La maladie est souvent le résultat, la conséquence de toute une évolution d’un « déséquilibre interne » fonctionnel pouvant exister depuis des années dont l’expression se fait souvent à « bas bruit », à travers les symptômes homéopathiques latents évoqués précédemment.
Le patient présentera différentes pathologies qui vont se succéder mais pour l’homéopathie, l’expression somatique est différente mais la cause énergétique est la même.
Toute maladie aiguë ou chronique est préparée, conditionnée et présente une véritable genèse. La maladie n'est pas un fait primitif, elle est un résultat.
Léon Vannier
La chronologie des différentes maladies et des symptômes latents qui les accompagnent sont différents pour chacun et se retrouvent dans la notion de mode réactionnel.
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